Synonymes :
Pear slow decline, Pear quick décline,
Moria
Cette maladie induite par un phytoplasme
affecte les Pyrus et plus faiblement
les Cydonia.
Elle existe en France à l'état latent et s'exprime
de plus en plus dans les jeunes vergers surtout
après
une forte attaque de Psylles, vecteur de la maladie,
en fin de saison de végétation.
Symptômes
:
Ils se présentent sous plusieurs formes et dépendent
de la sensibilité du porte-greffe, de la sensibilité variétale,
de l'âge des arbres, des pratiques culturales, de
la lutte contre les psylles. La première manifestation
de la maladie est un rougissement précoce du feuillage
au mois d'août accompagné ou non d'une chute prématurée
des feuilles. Au printemps suivant, le débourrement
de ces arbres est lent.
La croissance est réduite, le feuillage clairsemé avec
parfois un enroulement des feuilles en cuillère.
La floraison reste abondante mais les fleurs sont
de mauvaise qualité et la mauvaise nouaison entraîne
une chute importante des fruits.
Le bois prend une coloration orangée et légèrement
flétri. Ces arbres peuvent végéter plusieurs
années
(pear slow decline). En observant le point d'union
entre le porte-greffe et la variété on observe
une zone nécrosée (ligne brune). Dans d'autres
cas les arbres dépérissent brutalement au mois
d'août sans
signes avant-coureurs.
Confusion
possible :
Les symptômes sont proches de ceux induits par de
nombreux accidents susceptibles d'entraver l'alimentation
des arbres : asphyxie racinaire, dégâts de rongeurs,
champignons du sol, incompatibilité entre la variété et
le porte-greffe…
Mode
de détection :
Par indexage sur des associations
variété-porte-greffe
sensibles comme la variété William's sur semis
de Pyrus
ussuriensis ou Pyrus serrotina. Le taux
de transmission est très faible, moins de 20%.
Par des tests en immunofluorescence de type DAPI
qui
demandent l'observation de nombreux échantillons.
L'utilisation de la PCR donne des résultats encourageants
qui demandent à être fiabilisés.
Incidence économique
:
Elle devient très importante dans certaines
zones de production du fait de la mortalité des
arbres à partir
de le 3ème année. Les arbres dépérissants
sont improductifs et restent très chétifs. Dans
la région Lyonnaise, la présence de la maladie
est catastrophique.
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